crowdsourcing

Moins connue que la SCPI de rendement la SCPI fiscale a des atouts

Les sociétés civiles de placement immobilier sont plutôt connues pour leur vocation à générer des compléments de revenus ou à préparer sa retraite. Pourtant, une certaine famille de SCPIpropose un petit plus : réduire l’impôt sur le revenu de l’investisseur. Ce sont les SCPI fiscales. Elles sont certes moins connues que les SCPI de rendement. Elles donnent lieu à un rendement assez satisfaisant, de l’ordre de 3,5% par an.

Les SCPI fiscales : adossées à l’immobilier à usage de logement

Ces actifs se distinguent des SCPI de rendement par la composition de leur parc. Si celui des SCPI de rendement est caractérisé par l’immobilier professionnel, on trouve en revanche des biens à usage de logement dans le parc des SCPI fiscales. Ces biens se diversifient selon qu’il s’agisse de biens neufs ou de seconde main destinés à la remise en état.

C’est pourquoi, les SCPI fiscales proposent des sous-familles, en fonction de la typologie du bien sur lequel elles sont adossées.

Les logements neufs sont généralement exploités par la SCPI Pinel. La réduction de l’impôt et le principe d’investissement sont les mêmes que pour l’investissement direct sous Pinel. Soit une réduction allant de 12% à 21% selon la durée de l’engagement. 12 ans : c’est la durée maximale autorisée pour ce type d’investissement.

Quant aux logements anciens, ils sont exploités par la SCPI de déficit foncier (pour les biens classiques) et la SCPI Malraux (pour les biens classés patrimoine historique).

  • SCPI de déficit foncier : le bien logé dans le parc génère un déficit foncier à partir des travaux de rénovation effectués. Les charges financières seront également déduites des recettes locatives : dans ce cas, elles devront alors être supérieures à ces dernières. Les biens éligibles sont des biens classiques anciens nécessitant des travaux de remise aux normes.
  • SCPI Malraux : l’immobilier est celui qui appartient à la catégorie des monuments historiques. Le principe d’investissement et le montant de la défiscalisation sont les mêmes que ceux de la loi Malraux via l’immobilier en direct. La réduction d’impôt est de 20% ou de 22%.

Le piège des SCPI fiscales

Le principal piège pour les SCPI fiscales est leur liquidité. Elles sont plus difficiles à revendre sur le marché secondaire, les investisseurs étant plus intéressés par les SCPI de rendement. De plus, la fiscalité à la revente n’est pas à négliger : par exemple l’éventuelle plus-value réalisée sera taxée.

L’investisseur est également appelé à lire avec attention les documents indiquant les différents avantages et les risques afférents au placement. Par exemple le DICI ou document d’information clé pour l’investisseur. Ce document fournit entre autres certaines informations sur les niveaux de risques encourus.

Par ailleurs, investir en SCPI c’est avant tout gagner en rendement et non défiscaliser à tout prix. Le conseiller en gestion de patrimoine donne son avis à l’investisseur quant au choix de la meilleure SCPI à souscrire. Ceci, après avoir évalué les risques potentiels et les gains attendus pour chaque actif. Il s’agit en effet d’équilibrer opportunité de réduire ses impôts par rapport à son profil fiscal et optimisation de son rendement.

Attention aux divers frais ponctionnés qui peuvent éroder la rentabilité du placement : il est sage de s’enquérir de ces frais avant la souscription à la SCPI. Ce sont les frais d’acquisition (frais de notaire et frais d’agence) et les frais de gestion prélevés par la société de gestion à titre de rémunération pour services rendus. Ce sont des frais qui s’appliquent à l’ensemble des SCPI, et pas seulement aux fiscales.

Les publications similaires de "Economie"

  1. 9 Sept. 2015L'externalisation de la fonction comptable et financière2535 aff.